1 euro investi dans l'isolation de l'habitat économise 20 fois plus de CO2
que 1 euro investi dans les éoliennes.


Jean-Marc Jancovici, expert climatique et conseiller de Nicolas Hulot.

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9 Wallons sur 10, mais... PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 28 Octobre 2010 14:03

Selon un sondage réalisé par l'institut IPSOS le 22 octobre 2010, 9 wallons sur 10 seraient favorables à la filière éolienne (voir article d'EDORA).

Une analyse fine de Vent de raison démontre que le sondage a été orienté et que finalement, les chiffres ne reflètent en aucun cas la réalité.

Ci-dessous, le communiqué de presse de Vent de Raison et en téléchargement l'analyse plus détaillée.

Communiqué de presse de Vent de Raison

A propos du sondage Ipsos d’octobre 2010, commandité par la Région wallonne (SPW) et Edora concernant les éoliennes en Wallonie, VentdeRaison acte en premier lieu la curieuse association de l’exécutif wallon avec le lobby éolien. Cet exécutif qui est resté en demeure, depuis 2002, de concevoir une planification éolienne sensée et de proposer au Parlement wallon un cadre législatif spécifique, se laisse donc encore une fois subjuguer par le syndicat éolien.

Ventderaison fédère les opposants à 64 projets éoliens en Wallonie. Ces opposants sont résolument déterminés à protéger le patrimoine paysager et monumental wallon contre ce développement anarchique, tout en rappelant aux décideurs politiques que cette protection n’est pas qu’un rêve nostalgique, mais bel et bien une obligation légale imposée par la convention de Florence. Lors des enquêtes publiques, cette opposition se manifeste à travers au moins mille lettres de réclamations individuelles par projet, ce qui a pour conséquence qu’au moins 64.000 wallons sont opposés à cette folie éolienne onshore. Eu égard aux statistiques démographiques, ce nombre présente une quotité de 63% des wallons ruraux, puisqu’il s’est avéré en effet que la population urbaine ou para-urbaine, non touchée par  les multiples nuisances éoliennes, répond un peu au hasard puisqu'elle n'est pas concernée et très mal informée (comme la majorité de la population d'ailleurs).Le sondage précité est un exemple d’école, rempli de trucages manifestes et d’abus de confiance (vous trouverez en annexe une analyse détaillée).

Quelques exemples:

  • L’enquêteur commence par énoncer, avec insistance, quatre contre-vérités classiques au sujet de l’éolien (renouvelable, propre, indispensable pour les 13% de l’UE, indispensable à la réduction des GES) et puis demande « globalement quelle est votre opinion sur l’énergie éolienne ? » Comment voulez-vous que le pauvre sondé ose encore répondre autre chose que « favorable » après ce diktat.
  • Le scandaleux trucage au sujet de la notion de « riverain ». Le syndicat éolien l’a défini comme « habitant d’une commune où il y a un projet éolien » alors que vu l’étendue des communes wallonnes, le simple bon sens commande de se limiter à ceux qui habitent à moins de 2 km. Les réponses des riverains ne sont pas celles des riverains réels !
  • On ne trouve nulle part la réponse donnée à la question importante « Les éoliennes représentent une technologie plus coûteuse que les sources d’énergie classiques comme le charbon, le fuel, le gaz ou le nucléaire ? » Pourquoi la réponse n’a-t-elle pas été publiée ? Les sondés ont-ils signalé que la technologie de l’éolien (avec les améliorations du réseau qu’elle implique), est de l’ordre de 4 fois plus cher que le nucléaire, une vérité que les lobbies préfèrent cacher.
  • Au sujet de la taille préférée des parcs en matière de puissance et de nombre d’éoliennes, l’alternative « pas de parcs terrestres du tout » n’était pas parmi les 3 réponses énumérées, bien que le formulaire du sondeur ait une case où il pouvait noter cette réponse. Plus de 30% des sondés souhaiteraient avoir plus d’informations sur la production d’électricité, les dangers pour la santé, les nuisances sonores et les bénéfices financiers. Ils se plaignent ainsi d’être mal informés sur les questions auxquelles ils ont dû juste répondre, réponses ajoutées au résultat.

Que le lobby éolien s’engage dans des tromperies pareilles, on en a l’habitude. Mais que le Service Public Wallon se fasse complice de pareilles fumisteries est intolérable dans une démocratie qui se respecte.

Nous appelons les instituts de sondage à appliquer la déontologie minimum qui a cours dans leur profession.

Nous appelons la presse francophone à pratiquer un journalisme d’investigation minimum et de ne pas reproduire de la basse propagande sans vérification minimum.

Contacts presse: Luc Rivet  -  0475 455683

Mise à jour le Jeudi, 28 Octobre 2010 14:35
 

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