1 euro investi dans l'isolation de l'habitat économise 20 fois plus de CO2
que 1 euro investi dans les éoliennes.


Jean-Marc Jancovici, expert climatique et conseiller de Nicolas Hulot.

.

LIVECHAT


Accueil Sprimont, la faune et l'environnement
Sprimont, la faune et l'environnement PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 26 Novembre 2009 16:59

Afin de réduire au minimum les effets négatifs sur la faune, le choix d'un endroit pour un parc d'éoliennes doit être fait d'une manière responsable sur le plan environnemental. Or dans le cas présent qu’en est-il vraiment ?

Le projet se situe dans un lieu de passage important pour les oiseaux migrateurs (grues, passereaux, pigeons ramiers, rapaces…) qui est juste dans l’axe N.E. – S.O. d’un site de comptage réputé dans la région d’Aywaille. Cet automne 2009, plus de 46500 oiseaux y ont été observés sur 65 heures de suivi rien qu’en matinée.

Un grand nombre d’espèces migrent la nuit et à basse altitude.  Or, les éoliennes seront implantées en sommet de crêtes, précisément là où les oiseaux migrateurs volent le plus près du sol. Les oiseaux risquent également d’être attirés et perturbés par la lumière des éoliennes qui doivent être éclairées pour les avions.

 

Vol d'oies - oiseaux migrateurs à Sprimont Vol d'oies - oiseaux migrateurs à Sprimont
Grues cendrées - oiseaux migrateurs à Sprimont
Les invités dans notre ciel à Sprimont …


Les espèces diurnes inféodées aux milieux ouverts (Vanneau huppé, Alouette des Champs, Bruants jaunes, Pie-grièche écorcheur…) vont subir les contrecoups de l’implantation du parc éolien (évitement de l’habitat, risque de fragmentation de celui-ci).

 

oiseau sprimont oiseau sprimont
  oiseau sprimont



Les espèces nocturnes ne seront pas épargnées.  En effet, les nombreuses recherches scientifiques indiquent que l’incidence négative des éoliennes sur les chiroptères (chauves-souris) peut causer des dommages majeurs, mortalité par collisions directes - détérioration de l’attractivité de l’habitat…

L’implantation de grosses éoliennes nécessite d’importants travaux d’aménagement pour accéder au site (voie d’accès pour engins gros porteur, énormes grues, déboisement, arrachage de haies…), que restera-t-il de notre paysage après le passage des ces engins ?  Le choix de la zone d’implantation est-elle judicieuse ?

L’Est du territoire communal est caractérisé par la présence de nombreux chantoirs.  Or le Projet prévoit de s’implanter à quelques mètres de ceux-ci.

Le plan communal de développement rural de Sprimont (PCDR), mentionne d’une part que

«  ... l'ensemble du réseau hydrographique de Sprimont présente une discontinuité remarquable. En effet, selon le caractère perméable ou non des roches sous-jacentes, les ruisseaux alternent des parcours en surface avec des tracés souterrains souvent méconnus, ceci dans les trois bassins versants primaires de la Commune. Les chantoirs et les résurgences observés dans les substrats calcaires fragilisent grandement ceux-ci et les rendent très sensibles aux pollutions chimiques ou organiques. Il faudra être très vigilant pour limiter celles-ci et multiplier les mesures, surtout après des orages ou des pluies violentes. Ces circonstances sont en effet très favorables aux phénomènes de percolation rapide et de dissolution des roches calcaires… » 

 

et d’autre part  que

 

« … les terrains calcaires paraissent relativement délicats, d’une part par la présence prononcée de phénomènes karstiques (dissolution des roches sous l'action du CO2 dissous dans l'eau se traduisant par des effondrements souterrains ou en surface), et d’autre part par le fait que les massifs calcaires sont généralement fortement fracturés. S’ils sont présents à faible profondeur, ces phénomènes karstiques pourraient être source de difficultés lors de l’établissement des fondations d’une construction (présence possible de cavités sous le niveau des fondations). De plus, ils ont parfois une évolution rapide qui pourrait être la cause d’un tassement différentiel de toute construction établie à proximité. L'analyse réalisée par Albert Briffoz en 1983 sur le vallon de Sprimont démontre qu'il sort annuellement 300 tonnes de calcaires du sous-sol, soit un agrandissement des fissures et cavernes d'une centaine de m³ par an ! Cette même étude signale un recul des chantoirs d'environ 300 m par siècle… » 

Or, le Projet prévoit de s’implanter dans ces zones délicates. Au vu de ces éléments, dont la liste n’est pas exhaustive, et par mesure de précaution l’implantation du parc éolien ne doit pas voir le jour ! 

Mise à jour le Jeudi, 26 Novembre 2009 17:38
 

Accès Membres

bottom

Powered By : Cédric Changeur (CYBO INTERACTIVE SPRL) | Pour contacter le groupe cliquez ici